Le témoignage exclusif d'un Français parti combattre Daech en Irak
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Par Eugénie Bastié
Mis à jour le 03/12/2015 à 15:47
Publié le 03/12/2015 à 11:16

Martin*, 60 ans, ancien sous-officier dans l'armée française, est parti combattre l'État islamique avec ses propres moyens. Il a rejoint les Peshmergas et participe à la bataille de Sinjar. Il raconte au Figaro son expérience.
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Nous avions parlé de lui en mars dernier. Martin* faisait partie de ces Français, qui, horrifiés par les massacres de l'État islamique, étaient déterminés à partir combattre ses djihadistes sur le terrain, en Irak ou en Syrie. Martin n'est pas un blanc-bec, il a une solide expérience de terrain. À 60 ans, ce sous-officier à la retraite a passé 18 ans dans l'armée française. «Dans les années 1990, quand j'ai vu ce qu'il se passait au Rwanda, je suis parti m'engager dans une ONG. Aujourd'hui, ce qu'il se passe là-bas c'est pareil, on ne peut pas laisser massacrer sans rien faire». Il ne se disait pas assoiffé de sang ou sur la trace d'une quelconque «croisade», mais affirmait vouloir simplement «former des jeunes chrétiens d'Irak à l'autodéfense», pendant «un à trois mois». «Je l'ai déjà fait pour des troupes africaines. Je cherche à gagner une zone de combat ou un camp d'entraînement pour apprendre à ces gens à se défendre face aux atrocités de l'État islamique», expliquait-il à l'époque. Si beaucoup ont laissé tomber, lui est allé au bout de son idée.
En septembre, il nous a envoyé une photo, accompagné d'un petit mot: «J'ai concrétisé mon projet». Il avait réussi à se rendre en Irak, où il a rejoint Dwekh Nawasha, une milice assyrienne de défense des chrétiens d'Orient qui a lancé une «filiale» de recrutement en France.

Le 23 novembre, Martin a rejoint un bataillon Peshmerga (Kurdes irakiens) à Sinjar dans le Nord de l'Irak, non loin de Mossoul, qui a été reprise récemment aux djihadistes par les Kurdes.
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