terça-feira, 27 de outubro de 2015

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«Air cocaïne» : les deux pilotes français condamnés sont auprès de leur famille en France
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Par Jean-Marc Leclerc , Clémentine Maligorne
Mis à jour le 27/10/2015 à 10:05
Publié le 26/10/2015 à 21:04




INFO LE FIGARO/VIDÉO - Le pilote Pascal Fauret et son copilote Bruno Odos ont été condamnés à 20 ans de prison en août dernier en République dominicaine pour trafic de drogue. Laissés en liberté dans l'attente de l'examen de leur appel, ils avaient toutefois interdiction de quitter le pays.

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Les deux pilotes français, condamnés par les autorités de la République dominicaine à 20 ans de prison en août dernierpour trafic international de cocaïne par le tribunal de Saint-Domingue, sont en France depuis samedi, selon une information du Figaro. De source proche des milieux aéronautiques, ils auraient pu être «exfiltrés» du territoire dominicain par «une équipe», alors qu'ils avaient interdiction de quitter le pays.

Le procureur général de Saint-Domingue a indiqué lundi à l'Agence France-Presse qu'une déclaration sur cette affaire sera faite mardi. L'avocate à Saint-Domingue des deux pilotes, Maria Elena Gratereaux explique ne pas avoir été au courant du départ des deux pilotes français. «Je l'ai appris par la presse», a-t-elle indiqué.

«Mes deux clients sont en regroupement familial dans la région lyonnaise et autour, ça ne veut pas forcément dire qu'ils sont à leur domicile familial», a expliqué Jean Reinhart, l'avocat français de Pascal Fauret et Bruno Odos mardi matin. D'après ce dernier, interrogé sur France Info ensuite, ses deux clients ont plusieurs soucis de santé. Ils ont notamment de l'arthrose, des difficultés pour marcher et des problèmes de dents. «Ils sont venus chercher en France une justice, une bonne justice et une vraie justice. Ils ne sont pas cachés, ils cherchent à voir des médecins. Leur objectif est d'être auditionné», a-t-il ajouté sans s'étendre sur les «détails» de leur retour. Ils se tiendraient à la disposition de la juge d'instruction marseillaise, Christine Saunier-Ruellan, chargée du volet français de l'affaire. «Ce sont des militaires, des personnes qui ont défendu la France, ce ne sont pas eux qui vont fuir la France. Ils ne se sont pas réfugiés en Afrique ou ailleurs, ils sont venus devant leurs juges. C'est leur honneur qui est en jeu», a commenté leur avocat.






«Ce n'est pas une fuite»

Concernant leur retour en France, «ils s'expliqueront le moment venu mais je crois qu'il ne faut pas oublier que les Dominicains ont été choqués de la décision contre les Français et ils ont peut-être beaucoup aidés à ce qu'ils puissent prendre le chemin du retour», a précisé l'avocat. «Ce n'est pas une fuite», a confirmé le président de leur comité de soutien, Philippe Heneman, cité par Le Progrès. «Ils sont sous contrôle judiciaire. Nous avons fait appel de la décision prononcée en septembre. (...) Je suis surpris mais je me réjouis pour eux et pour leur famille» ajoute-t-il. Laissés en liberté dans l'attente de l'examen de leur appel, les condamnés avaient toutefois interdiction de quitter la République dominicaine.

Leur sortie du territoire dominicain aurait pourtant tout d'une fuite, d'après Valeurs actuelles, Pascal Fauret, le pilote, et son copilote, Bruno Odos, auraient été vu la dernière fois à l'hôtel Embajador, à Saint Domingue, en compagnie de l'eurodéputé Aymeric Chauprade, un proche de Marine Le Pen. Ce dernier a confirmé au Figaro qu'il était «avec eux avant leur fuite». Selon l'hebdomadaire, les deux hommes auraient ensuite quitté la République Dominicaine en hélicoptère avant d'être largués en mer puis récupérés par un bateau privé pour rejoindre une île française des Antilles.
20 ans de prison

Pascal Fauret, le pilote, son copilote Bruno Odos, leur passager Nicolas Pisapia et l'apporteur d'affaires Alain Castany avaient été interpellés en mars 2013 à bord d'un Falcon 50, propriété du lunetier français Alain Afflelou mais affrété par une société de location. À bord se trouvaient, selon les autorités dominicaines, 26 valises remplies de drogue.

Accusés d'avoir essayé de convoyer 680 kilos de drogue à bord du jet privé, ces quatre français, condamnés à 20 ans de prison en août dernier, ont été reconnus «coupables du crime d'association en vue de [...] posséder des drogues illicites». Dix Dominicains étaient également poursuivis. Six ont été acquittés, quatre autres ont écopé de peines allant de 5 à 10 ans de prison.

Alors qu'ils nient les crimes qui leur sont imputés, un procès en appel doit se tenir dans deux mois. Deux parlementaires français, les députés du Bouches-du-Rhône Christian Kert (LR) et Jean-Pierre Maggi (PS), estiment que leurs droits n'ont pas été respectés. La semaine dernière, ils ont été reçus au ministère des Affaires étrangères pour discuter du dossier. Dès le 21 août, les familles des deux pilotes avaient remis une lettre en mains propres à François Hollande, en marge d'un déplacement en Isère, pour lui demander «une action forte du gouvernement», et un «procès équitable dans un pays de droit».

De son côté, le père de Nicolas Pisapia, resté lui en République dominicaine où il serait «assigné à résidence» en attendant le procès en appel, craint pour son fils. «Il est catastrophé par cette situation, ça va lui nuire plus que tout ce qui s'est passé jusqu'à maintenant.» «L'exfiltration des deux pilotes risque d'avoir de graves conséquences pour Nicolas Pisapia», a renchéri son avocat Julien Pinelli, redoutant que «les autorités dominicaines décident de l'incarcérer à nouveau afin de prévenir tout risque de fuite».

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