Hamon tente de glisser le droit de vote des étrangers dans la réforme constitutionnelle
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Par Jules Pecnard
Mis à jour le 03/02/2016 à 15:17
Publié le 03/02/2016 à 10:41

LE SCAN POLITIQUE - Alors que l'Assemblée débat vendredi du projet de réforme constitutionnelle, Benoît Hamon et d'autres députés de l'aile gauche du PS déposent un amendement portant sur le droit de vote des étrangers. Son instauration était une promesse de campagne de François Hollande.


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Les frondeurs de la majorité préparent leur coup. À deux jours de l'examen parlementaire du projet de révision constitutionnelle sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité, certains d'entre eux ont prévu de déposer des amendements à forte teneur symbolique. À l'image de l'ancien ministre Benoît Hamon, qui a révélé mardi son intention de proposer d'inclure le droit de vote des étrangers dans le projet de loi constitutionnelle qui sera débattu à l'Assemblée au moyen d'un amendement.
Une telle disposition n'aurait qu'un lien ténu avec le contenu originel de la réforme proposée par le gouvernement, et ses auteurs le savent. L'amendement apporterait une modification de l'article 3 de la Constitution, et lira comme suit: «Peuvent également être électeurs aux scrutins locaux, (...) les étrangers majeurs des deux sexes, (...) non ressortissants de l'Union européenne et résidant régulièrement en France».
Un texte qui reprend donc, à peu de chose près, la promesse n°50 de François Hollande lorsque celui-ci était candidat à la présidence de la République. Une promesse restée lettre morte, François Hollande sachant qu'il n'obtiendrait jamais le soutien nécessaire d'une partie de la droite au Parlement. Lors de l'inauguration du Musée de l'histoire de l'immigration en décembre 2014, le chef de l'État en avait appelé aux «forces républicaines» de l'opposition: «j'y suis pour ma part favorable, à elles de prendre leurs responsabilités», avait-il déclaré à l'époque.
L'initiative de l'ancien ministre de l'Éducation n'a pas manqué, en tout cas, de s'attirer le soutien de Jean-Luc Mélenchon. Sur Twitter, le fondateur du Parti de Gauche estime qu'il «est temps d'en finir avec cette idée inacceptable de “Français de souche”».
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