segunda-feira, 7 de setembro de 2015



«Monsieur Hollande, c'était bien avant qu'il fallait intervenir en Syrie»
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Par Adrien Briand
Publié le 07/09/2015 à 17:20




VOTRE AVIS - La France n'interviendra pas au sol en Syrie, a annoncé Hollande. Le fallait-il? Nos internautes sont partagés.



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Les ennemis de mes ennemis sont-ils mes amis? Après la conférence de presse de François Hollande ce lundi, le débat sur une éventuelle intervention en Syrie (pour combattre Daech notamment) refait surface. Est-elle nécessaire? Quelle forme celle-ci doit-elle prendre? Faut-il s'allier ou non avec le régime de Damas? Aujourd'hui, la majorité des Français sont favorables à une opération militaire. Nos internautes, eux, étaient opposés à 53% lorsque nous leur avions posé la question, en 2011. Quatre ans plus tard, malgré l'évolution de la situation et l'émergence de Daech, ils maintiennent.

«C'était bien avant qu'il fallait agir, commence Victor Kaplan. Avant qu'Assad ne relâche des islamistes de ses prisons pour faire l'amalgame entre eux et les rebelles.» En intervenant, Hollande serait par conséquent complice du régime syrien? C'est ce que pensent d'autres commentateurs. Obi-Wan K, par exemple, regrette que les politiques aient choisi de «faire tomber Assad en armant ses opposants» alors que «la frontière entre les opposants modérés et les islamistes est très poreuse». Solution? «Un consensus avec les Russes, les Iraniens et le président syrien», toujours selon cet internaute. «Ne cédons pas à la tentation d'intervenir, comme nous l'avons fait en 2011 contre Kadhafi. Politiquement, le risque est d'enflammer davantage tout une région, ce dont rêve Daech», pense pour sa part danfer27, pour qui «la France n'a pratiquement plus de disponibilité de déploiement au sol».

«Et après?» s'interroge de son côté Thuile, sceptique sur les conséquences d'une intervention. Pour lui, Assad est tellement accroché au pouvoir qu'il préfère «détruire son pays plutôt que d'organiser des élections libres». Giacinto Mazzatella, elle, souhaite rappeler que le problème des réfugiés et de Daech «n'a pas commencé avec la Syrie: Il faut arrêter de faire croire qu'en éliminant un acteur, il y aura un retour de la paix et de la prospérité dans le monde», s'exclame-t-elle.
«Il faut réviser notre diplomatie vis-à-vis de la Russie»

Au contraire, qvant même que le président de la République n'ouvre la voie à de possibles frappes aériennes en Syrie, certains de nos internautes plaidaient déjà pour une intervention plus poussée. Pour Stadam, il faut en effet aller plus loin et initier une «intervention militaire au sol», car «il est illusoire de penser gagner une guerre uniquement avec des frappes aériennes». Pat44 demande quant à lui «une coalition internationale, y compris avec la Ligue arabe». «D'autre part, il ne faut pas que ce soit toujours les mêmes qui envoient leurs soldats, comme la France et les États-Unis par exemple, mais aussi l'Allemagne», rajoute-t-il. Enfin, notre internaute ajoute qu'il faudrait «réviser notre diplomatie et celle de l'Europe vis-à-vis de la Russie, acteur incontournable pour restaurer la stabilité en Syrie».

Faut-il aider Bachar el-Assad pour autant? Oui, déclare Normand Yves Rodrigue: «Il est le seul qui soit capable de pacifier le pays, ce qui aidera par ailleurs à réduire les flux migratoires. Sinon cela sera le chaos, comme en Libye


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